Le chanvre


Cultivé depuis 5000 ans pour la confection des toiles, cordages, voiles, papier… le chanvre est originaire d’Asie centrale.
En France la culture du chanvre atteint son apogée au 19ème siècle avec 175 000 hectares cultivés puis décline au 20ème siècle avec l’avènement des bateaux à vapeur, la mécanisation de la culture du coton, puis l’apparition des fibres synthétiques. Cultivée dans le Loir-et-Cher dans les années 1960 pour une utilisation spécifique en papeterie, le chanvre disparait progressivement des assolements dans les années 1980/1990 du fait de la disparition de cet unique débouché. Aujourd’hui, le chanvre présente des débouchés diversifiés grâce à une valorisation de l’ensemble des composants de la plante.

Les atouts multiples du chanvre :

– Une très bonne tête d’assolement :
Culture annuelle de printemps, le chanvre permet de diversifier les assolements à base de cultures traditionnelles d’automne (colza/blé/orge).
C’est une culture qui laisse un sol propre et meuble (du fait des racines pivotantes qui se développent en profondeur).
– Des besoins en intrants très faibles :
aucun produit phytosanitaire et peu d’engrais sont nécessaire à cette culture.
– Une bonne résistance à la sécheresse :
Par la configuration de son système racinaire (profond et en pivot), le chanvre est une culture qui résiste relativement bien à la sècheresse.
Ses besoins en eau sont par conséquent très faibles.
Le chanvre se sème aux mois d’avril et mai avec un semoir traditionnel à céréale.
La sélection variétale permet d’obtenir des variétés autorisées à être semées en France avec un taux de substance psychotrope (THC) inférieur à 0,2%.
En mode non battu, la plante entière, qui peut atteindre jusqu’à 3,50 mètres de haut, est fauchée puis laissée en andains au champ pendant 6 à 10 jours. Pendant cette période, la plante sèche et l’alternance d’humidité (pluie/rosée) et soleil engendre un début de rouissage facilitant le travail par la suite le travail de défibrage qui consiste à séparer la fibre de la chènevotte (cœur de la tige)
En mode battu, une étape préalable permet, avec une moissonneuse traditionnelle, de récolter la graine (chènevis) qui est située en haut de la tige.
Enfin les andains sont pressés puis transportés vers le site de transformation ou de défibrage.